Une fuite, c'est du trafic qui contourne votre VPN : des requêtes de noms traitées par le DNS de votre réseau, du trafic IPv6 que le tunnel ne transporte pas, un navigateur qui révèle votre adresse par WebRTC, ou quelques secondes sans tunnel pendant la reconnexion. Vérifiez votre IP et WebRTC dans le navigateur, lancez le test de fuite de l'appli et activez le VPN permanent d'Android. PryVPN garde le DNS dans le tunnel, fait passer ou bloque l'IPv6 et couvre toutes les applis, WebRTC compris.
L'icône du VPN est dans la barre d'état, l'appli affiche « Connecté » et vous supposez que tout est privé. La plupart du temps, c'est le cas. Mais « connecté » décrit le tunnel, pas chaque paquet qu'envoie votre téléphone. Une fuite, c'est tout ce qui contourne le tunnel et arrive directement au réseau ou à un site.
Les fuites sont devenues un sujet plus important en 2026 pour une raison simple : les téléphones jonglent avec plus de types de connexion que jamais. L'IPv6 en données mobiles, les appels Wi-Fi, les navigateurs qui passent des appels directs, le DNS privé et les applis qui se réveillent pendant que le téléphone change de réseau. Chacun est une porte, et un bon VPN garde toutes les portes dans le tunnel.
Ce qui compte comme une fuite
Il en existe quatre types courants, et chacun révèle autre chose :
| Fuite | Ce qu'elle révèle | Qui le voit |
|---|---|---|
| DNS | Le nom des sites et des applis que vous utilisez | Votre Wi-Fi, votre opérateur ou leur fournisseur DNS |
| IPv6 | Votre véritable adresse IPv6 et vos destinations | Les sites, et le réseau où vous êtes |
| WebRTC | Votre véritable IP, depuis le navigateur | Tout site qui la demande |
| Trous à la reconnexion | Tout, pendant quelques secondes | Le réseau où vous êtes |
La bonne nouvelle : les quatre se vérifient facilement, et les quatre se règlent par la façon dont le VPN est conçu.
Fuite n° 1 : le DNS
Avant qu'une appli se connecte, le téléphone demande l'adresse du site à un serveur DNS. Si ces questions partent vers le DNS du Wi-Fi ou de l'opérateur au lieu de passer par le tunnel, le réseau obtient une liste bien rangée de tous les sites que vous ouvrez, même si les pages elles-mêmes sont chiffrées.
Ce que fait PryVPN : pendant que vous êtes connecté, chaque requête circule dans le tunnel jusqu'au résolveur de votre serveur PryVPN. Il vérifie DNSSEC, ne conserve aucun journal des requêtes et applique les filtres de traqueurs et de malwares que vous choisissez dans l'onglet Protection. Si le DNS privé d'Android pointe vers un autre fournisseur, vos requêtes circulent toujours chiffrées dans le tunnel, mais elles vont chez ce fournisseur ; le test de fuite de l'appli vous le signale. Notre article sur le DNS privé et le VPN explique quand les combiner.
Fuite n° 2 : l'IPv6
La plupart des réseaux mobiles attribuent désormais des adresses IPv6, et beaucoup d'opérateurs ne donnent plus que de l'IPv6 aux téléphones. Un VPN qui ne fait passer que l'IPv4 laisse le trafic IPv6 sortir directement, avec votre véritable adresse, vers tout site compatible. C'est souvent la plus grosse fuite en données mobiles, et celle à laquelle on s'attend le moins.
Ce que fait PryVPN : PryVPN se connecte en IPv4 ou en IPv6, selon ce que propose votre réseau, et le mode Furtif fonctionne aussi en IPv6. Avec la Protection contre les fuites IPv6 activée, dans l'onglet Protection, le trafic IPv6 passe par le tunnel, ou il est bloqué quand le serveur n'a pas d'IPv6 : il ne le contourne jamais. L'article d'aide sur l'IPv6 donne les détails.
Fuite n° 3 : WebRTC
WebRTC permet aux navigateurs de passer des appels vidéo et de partager des fichiers en direct. Pour préparer cela, n'importe quelle page peut demander au navigateur vos adresses réseau. Les extensions VPN de navigateur et les proxys changent l'adresse du trafic normal du navigateur, mais souvent pas celle-ci : une page peut donc encore découvrir votre véritable IP.
Ce que fait PryVPN : PryVPN est un VPN pour tout l'appareil. Sous Android, tout le trafic d'une appli passe par le tunnel, WebRTC compris, et l'adresse qu'une page peut découvrir est celle du serveur VPN. Vous pouvez le constater vous-même avec notre outil Quelle est mon IP et test de fuite WebRTC.
Fuite n° 4 : les trous
La fuite la plus discrète se produit quand le tunnel n'est pas là : au démarrage du téléphone, au passage du Wi-Fi aux données mobiles, ou pendant que le VPN se reconnecte parce qu'un serveur ne répond plus. Les applis n'attendent pas ; elles envoient ce qu'elles ont par la connexion disponible.
Ce que fait PryVPN :
- Avec le VPN permanent et Bloquer les connexions sans VPN d'Android activés, Android lance PryVPN au démarrage du téléphone et coupe l'accès à Internet des applis tant que le tunnel n'est pas établi. PryVPN vous mène directement à cet écran depuis Réglages › Kill Switch ; l'article d'aide sur le Kill Switch vous guide pas à pas.
- Dans PryVPN, le trafic reste bloqué pendant la reconnexion ou le changement de serveur.
- Chaque connexion s'accompagne d'un serveur de secours, dans une autre ville quand c'est possible. Si votre serveur ne répond plus, PryVPN vous y bascule en moins de 10 secondes, le VPN restant actif tout du long.
Le test en deux minutes
- Sans le VPN, ouvrez Quelle est mon IP dans le navigateur du téléphone et notez l'adresse. C'est celle que voient normalement tous les sites.
- Connectez PryVPN et rechargez la page. L'adresse doit maintenant être celle d'un serveur PryVPN, et le test WebRTC juste en dessous ne doit en trouver aucune autre.
- Ouvrez le test de fuite de l'appli (onglet Protection › Test de fuite › Lancer le test). Il vérifie votre adresse IP publique, le serveur DNS qu'utilise Android, si l'IPv6 passe par le tunnel et si Android fait passer le trafic par le VPN.
- Regardez du côté du réseau avec ce que voit votre réseau : l'outil montre ce que le Wi-Fi d'un café ou d'un hôtel pourrait enregistrer de votre visite, sans VPN et avec.
- En option, mesurez le débit avec notre test de débit, connecté et déconnecté, pour savoir ce que votre connexion offre à travers le tunnel.
Si l'étape 2 affiche encore votre propre adresse, vérifiez que le navigateur n'est pas exclu par le tunnel fractionné et qu'il n'utilise pas d'extension proxy, puis refaites le test.
Un mot sur les applis que vous choisissez d'exclure
Le tunnel fractionné permet de laisser certaines applis hors du VPN, pratique pour une appli bancaire qui refuse les VPN ou pour diffuser sur la télé. Ce n'est pas une fuite mais un choix : ces applis utilisent volontairement votre connexion normale. Gardez la liste courte et tout le reste reste dans le tunnel.
Ce que couvre un VPN, et ce qui reste entre vos mains
Un VPN ferme les portes au niveau du réseau : votre IP, vos requêtes et les sites que vous joignez restent dans le tunnel. Les sites où vous vous connectez savent toujours que c'est vous, puisque vous le leur dites, et les cookies relèvent du navigateur. Associez PryVPN à la navigation privée de votre navigateur si vous voulez les deux niveaux ; notre page sur la navigation privée avec un VPN explique comment ils s'articulent.
Questions fréquentes
Une fuite DNS est-elle grave si tous les sites sont en HTTPS ?
Oui. Le HTTPS cache ce que vous faites sur un site, pas de quel site il s'agit. Une requête qui fuit donne au réseau le nom de chaque site et de chaque appli que vous ouvrez.
Faut-il désactiver l'IPv6 du téléphone ?
Inutile. Avec la Protection contre les fuites IPv6 activée, PryVPN fait passer l'IPv6 par le tunnel ou le bloque, et les réseaux uniquement IPv6 continuent de fonctionner sans la moindre fuite.
Un test de fuite DNS sur un site web fonctionne-t-il sous Android ?
Un vrai test de fuite DNS a besoin de son propre serveur DNS pour voir quel résolveur demande un nom à usage unique. Le test de fuite de l'appli PryVPN vérifie directement quel serveur DNS utilise Android, c'est-à-dire précisément la réponse que cherche ce test.
Faut-il refaire le test ?
Faites-le une fois après l'installation, puis à nouveau si vous changez souvent de réseau, utilisez un nouveau navigateur ou activez le DNS privé. Le test de fuite de l'appli prend quelques secondes.
PryVPN est un VPN WireGuard gratuit pour Android, sans journaux d'activité. Rejoignez la bêta et nous vous écrirons dès qu'il y a de la place ; il s'installe depuis Google Play. Vous vous demandez pourquoi un site ne s'ouvre pas sur votre réseau ? Lisez comment fonctionnent les blocages DNS, SNI et IP.
Sources
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